CHAPITRE VI.
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peuple contre les premières qui étaient désignéespar le surnom d’aristocrates (i). On a été étonnéque des noms si peu propres à la chose, aux per-sonnes, aux circonstances et même au temps, aientpu être employés aussi vulgairement et dans labouche de la partie la plus basse du peuple. Maisles membres du tiers dans l'Assemblée constituante donnèrent cette dénomination à ceux du clergé etde la noblesse qui ne s’étaient pas réunis à eux ;ensuite les bourgeois appelèrent ainsi les nobles,qui les désignèrent à leur tour sous le nom de dé-mocrates; et bientôt toute la partie du peuple,pauvre et sans propriétés, fit des aristocrates detous les riches et de tous les propriétaires.
Fatigué de ma position, entièrement rebuté desobstacles insurmontables que je rencontrais, etque je prévoyais devoir rencontrer encore par lasuite, pour opérer au moins quelque bien, si jene pouvais remplir un plus grand objet ; enfin, nevoyant plus de ressource, ne conservant aucun es-poir, dans les premiers jours de mars je me dé-cidai à quitter la France , et je n’attendais plus quel’arrangement de quelques affaires pour exécutermon projet. D’ailleurs, j’étais le seul des comman-dans de provinces qui fût resté à son poste • la plu-
( i )Robespierre fut le premier qui donna le surnom d’aristocratesaux députés nobles du Cambrésis et de l’Artois , qui étaient, àî Assemblée constituante , d’une opinion différente de la sienne.
M. de B.