CHAPITRE VII. I JC)
et en donnant les autres à commander ou à sesamis, ou à des généraux médiocres et sans talent,qu’il aurait aisément trouvés (i); s’associer leshommes les plus forts et les plus Labiles de l’As-semblée, dont le parti dominant était à lui parprincipes; s’attacher les gens distingués dans toutesles classes, qu’il aurait attirés à lui par intérêt,par amour-propre ou par ambition. Dirigé pardes hommes habiles, il aurait établi une constitu-tion monarchique posée sur des bases solides, etil aurait facilement renversé tous les obstacles quise seraient présentés, ou plutôt il n’en aurait pastrouvé. C’était le vœu du roi et de la grande ma-jorité de la nation; appuyé du monarque et del’Assemblée nationale, il avait toute la force né-cessaire pour exécuter un projet aussi grand etaussi utile.
Mais si je reproche à M. de La Fayette ses fautespolitiques, je peux gémir sur celles que j’ai faitesmoi-même. Une fois que j’eus consenti à obéir àla constitution nouvelle, et à servir par elle le roiet la monarchie, j’aurais dû y prendre une placeprincipale, me former un grand parti, comme jele pouvais , parmi les constitutionnels même ;soutenir M. de La Fayette contre les jacobins, ser-vir d’appui au roi contre tous les partis, et lui
/ i ) Crorawel fit casser l’armée royaliste et en créa une autresur-le-champ, à la tête de laquelle il mit les chefs et les générauxqui lui convenaient. M de B.