CHAPITRE VIII.
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lui répondais de sa discrétion ; qu’il pouvait s’ou-vrir librement à lui comme à moi-même , et je lechargeai de lui remettre ma lettre.
M. de La Fayette me fît la réponse suivante :
)) Je ne puis vous exprimer , mon cher cousin ,avec quel plaisir j’ai reçu votre lettre et embrassévotre fils. Croyez que si j’aime avant tout la libertéet les principes de notre constitution , mon secondvœu, mon vœu bien ardent est pour le retour del’ordre , du calme , et pour le rétablissement de laforce publique. Le malheur vient que, dans leparti aristocrate, il est encore des hommes qui es-pèrent se retrouver ou se venger dans le trouble ,et que dans le parti populaire nous en avons quise persuadent que les moyens de la révolution sontceux qui conviennent à la constitution, et peut-être ont-ils des vues factieuses bien plus étendues.11 s’est élevé dernièrement une question sur la paixet la guerre qui a séparé notre parti, d’une ma-nière très-marquée, en monarchique et républi-cain : nous avons été plus forts ; mais cette circons-tance, et bien d’autres, m’ont prouvé que les amisdu bien public 11 e sauraient trop s’unir, et puisquevous n’avez plus de répugnance à servir notre cons-titution, servons-la, mon cher cousin , de tout notrepouvoir, en écartant tout ce qui pourrait troublerle bonheur et la tranquillité de nos concitoyens,de quelque côté que viennent les tentatives.