î5l2 MÉMOIRES DU MARQUIS DE E-OUIDEE.
•leurs. Leurs réclamations étaient justes ; on v fitdroit. I! y eut des corps où elles étaient considé-rables ; d'autres où elles se réduisaient à peu decliose et même à rien. Les soldats, non contenud’avoir réussi dans leurs premières demandes, enformèrent d’injustes et d’exhorbitantes, qu’on leurrefusa. Alors ils prennent les armes, consignentles officiers, transportent leurs drapeaux à leurscasernes , posent des gardes chez leurs chefs et chezles trésoriers des régi mens, font ouvrir les caisseset s’eu distribuent l’argent. Lorsqu’ils n’en trouventpas assez, ils font contribuer leurs officiers, qui sontla plupart contraints d’emprunter des marchands etdes bourgeois pour satisfaire leur cupidité. Cepen-dant le service militaire et celui de la place se faitcomme à l’ordinaire ; ils -n obéissent que sous ce rap-port à leurs officiers, ils paraissent n’avoir qu’unmême esprit, qu’une même volonté, et être conduitspar un seul chef. Plgilias , stationes et si qua allapresens itsus indiscerat, ipsi partiebantur. Id milita-res animas altius conjeclanlibusprceciputtm judiciummagni atque implacabilis motus, quod neque dis -jecti vel paucorum instinctu sed pariter ardesce-renl, pariter silerent ; tanta cequalitate et Cons-tantin ut régi crederes (i). Tac. Ans.
(i) Ce passage du livre premier des Annales est ainsi rendudans la traduction de M. Dureau de La Malle :
« Les soldats assignent eux-mêmes tous les postes, placent les» sentinelles et se partagent tous les soins que leur sûreté demande.