CHAPITRE IX.
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se rend auprès de vous, mon cher cousin, pourvous présenter notre adresse aux gardes nationalesqui ont servi sous vos ordres, et que nous vous prionsde vouloir bien indiquer. Je m’en rapporte à lui pourvous donner des nouvelles de ce pays-ci ; gardez-lequelque temps, il vous seva utile. Nous sommes aumilieu des intrigues, des ambitions, des amours-propres : j’ai tâché de rallier les partis autour clequelques principes certains, qui lissent connaîtrenettement où nous en sommes et où nous allons, etqui assurassentle rétablissement de l’ordre; mais l’onse hait bien plus que l’on n’aime la chose publique.Je suis bien touché, mon cher cousin, de l’amitiéque vous me témoignez ; notre union et notre con-fiance réciproques sont, dans ce moment, le plusgrand moyen de salut. C’est de tout mon cœur queje me livre à ce sentiment qui est d’autant plus né-cessaire pour moi, que la rareté des honnêtes gensm’est de plus en plus démontrée. Agréez, moncher cousin, le dévouement et le tendre attache-ment qui m’uniront toujours à vous.»
La commission que j’avais donnée à La Fayette ,était d’engager l’Assemblée à faire punir quelques-
législativc , il demanda et obtint, en avril 1792 , de l'emploi dansl’armée que commandait alors le général La Fayette . A l’attaquedu camp retranché sur Maubeuge , il tomba frappé d’un boulet decanon. Il mourut en brave, après avoir vécu comme un excellentcitoyen. Cet officier était cousin du maréchal Gouvion-Saint-Cyr,
( Note des nouu. édit. )