CHAPITRE XI.
coup; mes ordres avaient déjà été donnés pour ledépart de plusieurs troupes , principalement pourles deux escadrons qui devaient se trouver à Cler-mont le jour de son passage, et dont je fus obligéde doubler le séjour dans cette ville : ce qui donnaitdes soupçons qui furent encore augmentés par lafaute que l’on fit, de ne pas avertir de ce retardl’officier qui était chargé de placer des relais àVarennes , ainsi que les gens de M. de Choiseul,qui conduisaient le relais.
M. de Goguelat était revenu de Paris , et me ditque le roi, à qui il avait détaillé jusqu’aux plus pe-tites circonstances de sa route, avait approuvétoutes les dispositions, et suivrait exactement toutce qui était convenu.
Le 20, je me rendis à Stenay . Le 21 , je ras-semblai les officiers-généraux qui étaient em-ployés sous mes ordres dans cette partie : je leurannonçai que le roi passerait vraisemblablementdans la nuit à la porte de Stenay , et qu’il seraità la pointe du jour à Montmédy . Je chargeai legénéral Klinglin d’y tracer et d’y préparer un camppour un corps de troupes de douze bataillons etvingt-trois escadrons, sous le canon de cette place,et je lui en désignai l’emplacement. Je lui ordonnaien même temps de tout préparer pour recevoir Sa