CHAPITRE XI.
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commandans des troupes sur la route, qui jusque-là ignoraient l’objet véritable de leur mission, :il devait placer le relais qui était à Vnrermes endehors de la ville, du côté par où le roi devaitvenir, l’y attendre après m’avoir fait avertir pardeux officiers que je devais lui envoyer, dont l’unétait mon second fils, à qui j’avais donné ordrede se tenir dans l’auberge où étaient les chevauxpour le roi , de ne pas se montrer , de ne pas ensortir et d’y attendre M. de Goguelat. Moi-mêmeje dus me tenir entre Dun et Stenay , y attendre leroi avec un relais de mes chevaux qui devaient luiservir, et le détachement de royal-allemand quidevait l’escorter jusqu’à Montmédy , tandis que lereste de ce régiment devait suivre et s’y rendreensuite. J’ajoutai encore à M. de Goguelat qu’ildevait prévenir les commandans de détachemens ,que si le roi n’était pas reconnu, que s’il n’y avaitpas de mouvemens dans le peuple , ils devaient lelaisser passer incognito , et que les troupes ne de-vaient monter à cheval que quelques heures après,pour se rendre à Montmédy : qu’au contraire, si leroi était arrêté, toutes ces troupes réunies sous M. deChoiseul devaient faire tous leurs efforts pour l’ar-racher des mains du peuple, et qu’il devait m’en ins-truire à l’instant. Toutes ces dispositions, jusqu’auxplus petits détails, avaient été convenues avec le roi,ainsi que la place où je devais me tenir pour êtreà portée de rassembler mes troupes, et pour allerà son secours , si les circonstances l’exigeaient.