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aîné au commandant, cinq à six fois, pour lepresser; je ne pouvais rien entreprendre sans cerégiment duquel il fallait m’assurer , et j’avoueque je n’avais de confiance qu’en moi pour l’enle-ver. Dès qu’il fut hors de la ville, j’annonçai auxcavaliers que le roi était arrêté à Varennes par lepeuple; je leur lus l’ordre de Sa Majesté, qui en-joignait aux troupes de l’escorter, et de tout em-ployer pour sa sûreté et celle de la famille royale.Je les trouvai dans les meilleures dispositions ; jeleur distribuai quatre cents louis, et je me mis enmarche à la tête de ce régiment. 11 y a près de neuflieues de Steuay à Varennes, et un chemin demontagnes très-difficile. Je voyais avec regret qu’onm’eût averti aussi tard ; j’aurais pu l’être deuxheures plus tôt, et partir à trois heures ( au lieu decinq heures qu’il était quand je me mis en marche),si l’on n’eût pas perdu un instant à m’envoyerquelqu’un de Varennes , dès que le roi y était ar-rivé; j’étais désespéré d’avoir perdu ce temps, nonque je craignisse de ne plus trouver la familleroyale à Varennes, ne pouvant m’imaginer que lamunicipalité de cette ville osât forcer le roi à partirpour Paris , supposant qu’au moins on aurait exé-cuté l’ordre que j’avais donné de ne laisser passeraucun courrier sur la route de Clermont et de Va-rennes , après le passage du roi, et que l’Assembléenationale n’aurait pu y faire parvenir des ordres.Toute mon inquiétude portait sur les obstaclesque la lenteur du secours que je conduisais au x'oi