CHAPITRE XI.
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vu La Fayette qui repassait une seconde fois : ilavait des soupçons; mais il ne savait rien. Je ne puspas découvrir pourquoi les courriers n’avaient pasprécédé la voiture du roi qui avait trois gardes-du-corps déguisés, au lieu de domestiques, dont deuxse tinrent constamment sur le siège. Les harnaisde sa voilure cassèrent auprès de Montmirail , cequi occasiona un retard de deux heures. 11 semontra à Châlons et dans plusieurs autres villes;il fut reconnu particulièrement dans la première,par le maître de poste qui était un honnête homme,et qui se tut; à Pont-de-Sommevelle, il ne trouvapas le détachement qui devait y être, ni M. deChoiseul, ni M. de Goguelal , qui en étaient sortisavec le détachement, une demi-heure avant, par laraison, à ce que m’a dit le premier (car je n’aijamais vu l’autre depuis), qu’une insurrectionayant eu lieu dans cet endroit parmi le peuplequelques jours avant, la présence des hussards avaitcausé de l’inquiétude; et que d’ailleurs, croyantque le roi ne passerait plus , ils avaient jugé àpropos de se retirer et de retourner à Varennes.Mais je n’ai jamais su pourquoi ils avaient faitavertir les détachemens dè Clermont et de Sainte-Menehould que le roi ne passerait pas; pourquoi ilsprirent, avec leur détachement, un chemin de tra-verse dans lequel ils s’égarèrent, ce qui fut causequ’ils n’arrivèrent qu’après le roi à Varennes ;pourquoi ils ne laissèrent pas une partie de ce dé-tachement à la croisière du chemin de Sainte-