CHAPITRE xr.
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Castella, suisse ; Brige, écuyer du roi, et madameTourzel, resteront en état d’arrestation, jusqu’a-près les informations prises, pour sur icelles êlrestatué ultérieurement sur leur sort.
5 °. Que les dames Brunier et Neuville serontmises en liberté. »
Je reçus en même temps une lettre de M. le vi-comte de Beauharnais(i). Elle n’était point signée ;mais je suis assuré qu’elle avait été écrite par cemembre de l’Assemblée qui la présidait lors de l’ar-restation du roi, et qui a commandé, en 1793 ,l’armée française sur le Haut-Rhin , contre le ducde Brunswick. Il avait été mon aide-de-camp de-puis 1782, lorsque je commandais aux îles, jus-qu’en 1788. Il m’était fort attaché : j’avais conçubeaucoup d’amitié et d’estime pour lui ; mais ladifférence d’opinions pendant la révolution nousavait éloignés l’un de l’autre, sans cependant af-faiblir nossentimens réciproques (2). Cette lettre
(i)Re vicomte de Beauharnais fut guillotiné sous Robespierre .
M. de B.
M Ces témoignages d’estirtte et d’amitié que M. de Bouille,malgré la différence de ses opinions , se plaisait à rendre au gé-néral Beautiarnais , étaient justifiés par son caractère , ses senti-mens et sa conduite. Dans l’Assemblée constituante , au milieud un si grand nombre d’hommes remarquables , il se distingua parses lumières : quand 1 intrigue ou l’ambition s’agitaient autour delui , 1 amour du bien public dirigeait seul ses actions. Il présida1 Assemblée avec autant de fermeté que de prudence dans les cir-constances difficiles oh le plaçait le départ du roi. Bientôt la Franceqti il avait servie de ses conseils , eut besoin de son bras. Appelé
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