3oa mémoires du marquis de bouilué.miennes, qui ne renferment que des projets mi-litaires et de politique, tous sans effet, et dont jene crois pas devoir surcharger ces Mémoires.
« Drottningholm , le 2 septembre 1791.
» Monsieur le marquis de Bouille, je viens de re-cevoir, presque à la fois, sms deux lettres des 11 et16 août. Je vous suis obligé des nouvelles que vousm’y donnez. L’entrevue de Pilnilz décidera debien des choses, et il est temps qu’on prenne unparti, car la saison avance; et pour moi, je neconnais qu’un seul obstacle insurmontable auxprojets de la vie, c’est l’obstacle physique ; et sil’on ne se décide bientôt, cet obstacle deviendral’allié le plus utile de l’Assemblée nationale. Jevous parlerai du mémoire dont il est question dansvotre lettre du 16 août, par le courrier que je vaisenvoyer d’ici, dans quelques jours , lorsque jesaurai définitivement les résolutions de l’impéra-trice de Russie . Mais je dois vous avertir d’avanceque tous les marins et les cartes marines que nousavons ici, prouvent qu’une flotte ne peut entrerdans le port d'Ostende ; et il est à remarquer quel’entrée de ce port n’est praticable qu’en passantdevant Dunkerque . Cela n’empêchera pas cepen-dant le projet, si l’on trouve une sûreté pour l’hi-vernagement. Vous sentez bien aussi que celaexige une opération combinée qui ne peut avoir
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