CHAPITRE XIII,
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lieu, et que la flotte une fois partie du port d’Os-tende, doit, sans s’arrêter, exécuter son entreprise.Cela me conviendrait aussi mieux; car tous cesgrands plans combinés ne réussissent presque pas.Je vous écrirai incessamment sur tout cela avecplus de detail. Je suis, au reste , bien aise de voirle bon accord qui règne entre les princes et vous.M. le comte d’Artois est bien fait pour rendrejustice au mérite et sentir le prix de votre zèle. Jesuis persuadé que vous lui verrez déployer, dansces momens critiques, les vertus d’un petit-fils deHenri IV . Je lui en ai trouvé la loyauté, la fran-chise et le germe de toutes les qualités faites pourinspirer l’enthousiasme, et augmenter par-là l in—térêt que les malheurs seuls ont le droit d’inspirer.Ce serait un grand point que la neutralité de l’An-gleterre, dont vous me parlez (i). Pour la Hol-lande, je doute qu’on puisse compter sur ses trou-pes : c’est une affaire compliquée que de remuercelte masse. Pour moi, je suis prêt, dès que lesmoyens me seront procurés; et dans trois semaines,du jour de l’ordre donné, l’armée sera vendue àl’endroit où il faudra s’embarquer. Je serais cu-rieux de savoir à qui l’on confiera le commande-ment de l’armée combinée de l’Empire , d’Autricheet de Prusse . Cette besogne sera bien difficile;
(i) Le cabinet de Saint-James a été le dernier à prendre part àcelte guerre , et le dernier à se réunir à la confédération dont il aété l’ame depuis. M. de B.