CHAPITRE XIII.
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l’Empire de l’obligation où il est, comme souverain,comme frère et comme empereur, de venir ausecours de sa sœur et d'un roi opprime. Ce quevous me dites de la reine de France doit venir àl’appui des bonnes raisons qu’on lui a présentées,et le forcera dans son dernier retranchement. Ce-pendant, l’impératrice tient fortement à ne rienfaire, dans ce moment, qui pût dénoter l’inten-tion d’une attaque au printemps. C’est aussi pour-quoi je ne peux agir pour avoir les troupes dontvous me parlez, qui vont quitter la solde de la ré-publique des Provinces-Unies . D ailleurs, voussavez que c’est l’Espagne qui doit fournir l’argent;et quoiqu’elle m’ait fait porter les paroles les plusfavorables, il ne s’en est pas encore suivi d’effet.Cependant tout est prêt ici ; et pour me délivrerde tout embarras, et mettre un ordre parfait dansmes finances, embarrassées par les différentessortes de demandes depuis la guerre , je vais Sfaireconvoquer les états-généraux. C’est, comme vousle voyez, ploter en attendant partie. J’espère quecette assemblée, au lieu d’apporter le désordre,ramènera l’ordre et la tranquillité, et quelle seracomme la lance d’Achille , qui seule savait guérirles maux quelle avait faits.
» Au reste, je connais un peu la tactique desdiètes; je voudrais autant et aussi bien connaîtrela tactique des Turerme et des Bouillé , pour bienservir la cause des vrais Français ; mais j’ai, poursuppléer à ce que je ne sais pas encore, un bon