CHAPITRE XV.
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pouvoir, si l’autorité royale était rétablie par eux.Il est de fait que le baron de Breteuil, appelé par leroi de Prusse à son quartier-général, comme fondédes pouvoirs du roi, y mit opposition, et qu’ilagissait de concert avec M. le comte de Mercy ,ministre autrichien.
M. Steiger comptait sur les succès complets del’armée combinée contre la France et contre la ca-pitale : il comptait également sur quelques démar-ches vigoureuses de la part de la diète helvétique .On rassembla même dans le canton de Berne ,quelques milices pour la protection de la frontière,et pour la conservation du pays de Yaud , sujet dece canton, où le germe d’insurrection existait déjà,et que la fermeté du gouvernement avait jusqu’alorsempêché de se développer , malgré les efforts desjacobins français qui l’y avaient introduit.
L’autre avoyer de Berne était un M. Muliiner,dont un des ancêtres, occupant la même place, dutemps du roi de France Henri IV , avait beaucoupcontribué à faire accorder à ce monarque, par lescantons, un corps de troupes suisses , pour l’aiderà conquérir son royaume. Je lui rappelai cette cir-constance, ce qui ne parut pas lui déplaire. Il était,très-bien intentionné, et il suivait entièrementl’impulsion que lui donnait M. Steiger qui, pen-dant. plus de vingt ans, avait gouverné absolumentle canton de Berne , par la confiance que produi-saient 1 estime et la considération qu’il avait inspi-rées, et que la sagesse de son administration jusli-