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ou du duc de Bourgogne . Rodolphe répondit froide-ment que 1’affaire était déjà jugée, et qu’il était enpossession. Toutefois et par l’avis du canton de Berne ,le comte Rodolphe offrit foi et hommage à Louis deChâlons pour les terres qu’il reconnaissait relever delui, mais sans spécifier lesdites terres; à quoi le princed’Orange ne voulut entendre, prétendant toujoursévincer Rodolphe qu’il traitait d’usurpateur.
Ces divers expédiens n’ayant pu réussir, Louis deChâlons, prince d’Orange, résolut de suivre son appelà Rome , l’an 1459; alors était pontife Pie IL Les par-ties comparurent par procureurs, et la sentence del’official de Besançon fut confirmée en faveur du comteRodolphe, lequel ayant appris que les agens de Châ-lons remuaient ciel et terre pour obtenir révisionde jugement, résolut d’aller lui-même à Rome , cequ’il fit au mois de novembre, après avoir mis lele comté sous la garde et custode des cantons de Berne et de Soleure , ses bons alliés et combourgeois. Leprince d’Orange, apprenant ces choses, courut lui aussià Rome , et trouvant à son arrivée que le comte Ro-dolphe avait déjà su détourner la révision de sentence,il se contenta de demander que cette affaire fût sou-mise à l’empereur comme suprême juge féodal; àquoi le pape Pie II consentit, même d’écrire à ce sujetà l’empereur Frédéric III .
La première pensée du comte Rodolphe fut de s’op-poser à ce renvoi, se fondant sur ce que l’empereurAlbert ayant renoncé à toute supériorité de la part del’empire sur les fiefs de la Suisse , l’empereur régnantn avait nul droit de jugement en cette affaire déjà ter-