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sœur du roi Louis onzième, qu’une fille Jeanne (Je-lianne) qui succéda au comté sous la curatelle deMarie de Savoie sa mère.
L’avènement de Jehanne ouvrit une prétention sansfondement, et de laquelle il convient de dire un mot,vu qu’elle intéressa le Comté comme état qui com-mençait à se réputer indépendant et souverain.
Par un de ces pactes de confraternité assez com-muns en Allemagne , le comte Philippe et le margraveChristophe de Baclen son cousin réglèrent par ensem-ble que si l’un cl’eux avait seul postérité mâle, il hé-riterait les biens de l’autre, ce qui ne pouvait s’enten-dre que des biens de l’estoc de Baden, afin de réunirles dits biens, et par ainsi fortifier la maison; le ditpacte avait été stipulé le 24 avril 1490. A la mort ducomte Philippe, le margrave Christophe s’emparaaussitôt de toutes ses possessions en Allemagne , etprétendit dépouiller aussi Jehanne du comté de Neu-châtel. Marie de Savoie , mère curatrice de la jeunecomtesse Jehanne, fit part de ses inquiétudes auxquatre cantons de Berne, Lucerne , Fribourg et So-leure, comme alliés et combourgeois, leur deman-dant secours contre les entreprises du margrave. LesCantons répondirent qu’ils maintiendraient Jehannedans la possession du comté, mais qu’ils ne pouvaientse mêler des affaires d’Allemagne ; et en même temsils conseillèrent à Marie de Savoie d’approuver qu’ilsproposassent, comme une voie à pacifier tous points,le mariage de la jeune princesse avec Ernest, fils dususdit margrave Christophe; et c’était certes, unebelle et bonne pensée. Mais Marie de Savoie ,
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