Band 
Tome premier.
Seite
54
JPEG-Download
 

— o4

liaité d’être personnellement admis en l’alliance etcombourgeoisie, agît contr’eux en forcené ennemi. Cefut pour ce sujet que les cantons de Berne et de So-leure envoyèrent le 12 Novembre 1 5 11 une députa-tion à Neuchâtel pour s’y plaindre amèrement de Louisd’Orléans , et pour voir et bien examiner les disposi-tions et sentimens du pays, vu que certains notablesaccompagnaient en guerre le prince contre les Suisses ,et fomentaient des levées pour la France . Les députésayant trouvé le pays et particulièrement la ville et lesbourgeois tous bien attachés à Messieurs des ligues,proposèrent aux bourgeois de s’emparer du château,et aux Ministraux de prendre l’administration de l’état,afin que tout s’y passât en conformité des alliances etsans faveur pour Louis d’Orléans et les Français, fai-sant entendre que cette voie calmerait le grand cour-roux de plusieurs confédérés, duquel courroux pour-rait mal arriver. Les Ministraux répondirent que lesseigneurs des ligues pouvaient être certains que la villeainsi que tout le pays demeureraient fidèles fermementet à toujours aux alliances et combourgeoisies, et priè-rent les députés de chercher en leur prudence et sa-gesse quelque autre voie pour tranquilliser les con-fédérés, ne pouvant ninedevant, comme bons et fidèlessujets qu’ils étaient, se saisir de la suprême autorité,quand bien ce ne serait que par forme de curatelleen ces temps de troubles, vu que tel acte ne manque-rait d’être tenu pour déloyal et félon envers la légi-time souveraine: Réponse et conduite, certes, toutesbelles et qui font grand honneur aux Ministraux d’alors ;lesquelleschosesnous sont connues par la très-excellente