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de la nation helvétique, vu qu’il ne relève plus ni deChâlons ni de l’empire, niais de Dieu seul, sous lebouclier des ligues suisses ; et comme tel il vaut la peinede fixer nos regards sur certaines occurrences propresà nous indiquer la forme mixte de son gouvernement.
En i53o, Philibert de Châlons fut tué au siège deFlorence, et par lui s’éteignit cette puissante maison :dans son testament il institua son héritière universellesa sœur Claude, mariée au comte Henri de Nassau ,et après elle Réné de Nassau , son fils.
Or à cette mort de Philibert de Châlons, dernier desa race, la scène changea de tous points au regard deNeuchâtel , et par un jeu tout nouveau et certes nonattendu, notre princesse Jehanne, au nom de son filsLouis d’Orléans , prétendit à l’héritage dudit Philibert,se fondant sur une substitution laite l’an i 4 17 , parlaquelle Jehan IV de Châlons appelait au défaut demâles-Châlons , les descendans mâles d’Alix sa fille,laquelle Alix de Châlons était l’arrière grand’mère oubisaïeule de notre Jehanne; celle-ci soutenait que sonfils Louis était le mâle descendant d’Alix désigné dansla dite substitution. Je ne dois m’arrêter à cette noisesuscitée par Jehanne à toute bonne fin, comme on dit,car je ne vois trop comment ses conseillers pouvaienttrouver la dite ancienne substitution capable d’invali-der le testament de Philibert en faveur de sa pi'opresœur ou du fils de cette sœur, si ce n’est que les ditsconseillers de Jehanne espéraient par cette contestationobtenir quelques bribes de l’héritage pour la princessepar une transaction qui au même temps aurait déclaréNeuchâtel état libre; qualité, certes, qu’il ne fallait