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pas mettre seulement en doute. Aussi que résulta-t-ilde l’action de Jehanne? Rien que la manifestation d’unsoi-disant droit, aussi faiblement soutenu qu’il était,ce me semble, peu fondé. On plaida, d’abord à Dole ;puis par une transaction on se soumit à des arbitres;puis nos gens, sous prétexte de partialité de la partde ceux de Dole, appelèrent à l’empereur (à Charles -.Quint, le croira-t-on?) Ce prince désigna pour jugela chambre de Malines . Nos gens y parurent, puisdésertèrent en i 54-2 pour amener le procès à Paris ,où le comte de Nassau se garda bien d’aller plaider.Pouvait-on plus pauvrement conduire ce procès, si onle croyait bon; et si on le croyait mauvais, pourquoil’intenter? On va voir par ce qui suit que l’entreprisede Jehanne fut de tous points mal conçue et véritable-ment intempestive, et que telles occurrences et futurscontingens pouvaient bientôt éclieoir qui donneraientnaturelle ouverture aux dites prétentions.
Réné de Nassau , fils d’une fille du chézaul de Châ-lons-Orange, et partant légitime héritier de cette mai-son éteinte dont il releva le nom et les armes, fut tuéau siège de St.-Dizier , l’an 1 544 > et comme il n’a-vait point d’enfans d’Anne de Lorraine sa femme, ilavait fait un testament militaire au camp de l’empereurCharles-Quint , quelques jours auparavant, par lequelil instituait héritier universel de tous ses biens son cou-sin germain Guillaume de Nassau , encore enfant, sur-nommé par après le Belgique , pour ses grands ex-ploits tant profitables à son pays. Cette occurrenceoffrait une vraie et légitime ouverture aux droits et pré-tentions qui avaient été manifestés hors de saison par