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leurs ignares affidés et serviteurs. Et dans l’occurrencedont il s’agit, peut-on concevoir qu’ils aient fournieux-mêmes malhabilement à la directe de Châlons ,voire à la dominance de l’empereur et de l’empire,une belle occasion de faire revivre leurs anciens et dé-funts droits? Car à quel juge s’était-on finalement sou-mis? k l’empereur et de par lui k la chambre deMalines, tribunal auquel Charles-Quint était censéprésider. Or ce Charles-Quint était un empereur quiavait les bras longs, et sans pareil depuis Charles-Magne. Heureusement pour ce pays, la fortune, àcette époque, cessait de le mignoter. Je ne dois m’ar-rêter plus long-temps k cette matière, m’apercevantqu’elle me met de méchante humeur, seulement ob-serverai-je que l’empereur Charles-Quint , en haine dunom français que portaient nos princes, favorisa gran-dement les Nassau , et que ceux-ci furent reconnus endivers traités publics par ledit empereur et par lespuissances alors en guerre, pour héritiers des bienset titres de la maison de Châlons -Orange ; toutefois, etpar un singulier bonheur, sans qu’il y ait jamais étéfait mention de la susdite prétention sur Neuchâtel .Ains au contraire, au traité de Vervins , en l’an i5g8,le comté de Neuchâtel y fut spécialement nommécomme état libre et souverain, conjointement avec lesautres états de la Suisse , et ce k la face de Philippe-Guillaume de Nassau, lequel, bien qu’il fût partiecontractante au dit traité de Vervins , ne réclamani ne protesta en manière quelconque au regard de cepays. Il est k noter que ce Philippe-Guillaume futréintégré, il est vrai, dans la possession de la priiiv