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cïpauté d’Orange, mais que les diverses terres de lamaison de Châlons, situées en France , ne furent pointadjugées et restèrent en litige, ce qui donnait beauchamp à nos princes français, singulièrement surquatre belles baronnies en Dauphiné ; mais ils ne surentfaire leur profit des occurrences. Enfin, et pour re-venir à l’indépendance de cet état, publiquement re-connue par les principales puissances de l’Europe (etce bien heureusement, vu les fautes d’écoliers ci-dessus rapportées, qui auraient pu le ramener à sa dé-pendance primitive), on sait assez que de nos jours autraité de Munster, autrement dit de Westphalie , notreprince Henri second qui y représentait le roi de France ,y a été qualifié de prince souverain de Neuchâtel enSuisse par tous les ambassadeurs des puissances y con-tractantes; or c’était à-peu-près toute l’Europe . Bienplus, dans l’exorde du dit fameux traité de Munster,notre Henri second y est qualifié prince et comte sou-verain de Neuchâtel , princeps et cornes sup remus ; etce qui est encore plus remarquable, la même qualifica-tion se trouve au recès de la diète de l’empire assemblée aRatisbonne en i654, dans laquelle diète il fut statuéque le traité de Munster ou de Westphalie , aurait dansla suite force de constitution de l’empire; or chacunsait qu’en matière de constitution germanique, les ré-solutions ne se prennent qu’avec compas et mesure.
Ce pays, ainsi purgé de fief et de mouvance, et de-venu comté souverain, voire principauté en forme, vuson indépendance si bien consolidée par les cantons,ce pays, dis-je, semblait pouvoir espérer un destintout propice sous la maison d’Orléans, quatrième race