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gâter et disloquer. Vrai de dire que par une singulièremalfortune, toute rare en l’histoire des états, les mi-norités et curatelles se sont succédé presque sans-cesse, sous cette quatrième race : partant plusieursfemmes comme mères curatrices, ont eu la maniancedes affaires; entre lesquelles femmes quelques-unesont fait si pauvre ouvrage qu’on ne saurait assez ledire et en gémir. Ce mauvais ménage que plusieursd’icelles ont tenu en la chose publique, (non par mé-chante volonté, mais par ignorance ou déloyal conseil)demande que je m’y arrête un petit, à fur, vu que di-verses des dites mauvaises oeuvres attaquèrent lesrègles et constitutions de l’état, ensemble la préroga-tive seigneuriale, principaux objets de cet écrit ; et side ce mauvais train il n’est résulté tout le mal qu’on ,pouvait craindre, il faut, certes, en attribuer la for-tune à quelque bon ange qui n’a cessé d’être le gar- ;dien de ce pays depuis plusieurs siècles jusqu’à cetteheure, en le sauvant, comme par miracle, de diversdangers imminens, pour le faire prospérer, de quoinous avons de justes et infinies actions de grâces àrendre au Très-Haut. j
Toutefois si je viens de m’exprimer avec fâcherie surl’administration des femmes, je n’ai entendu parler detoutes ; car il est notoire que la comtesse Isabelle, parexemple, gouverna sagement et avec habileté, et qu’iln’y a que du bien à dire des curatelles exercées parMarie de Bourbon et par feue S. A. S. M me . AnneGeneviève de Bourbon-Condé , duchesse de Longue-ville, que je dois spécialement pleurer toute ma vie.
Il ne m’est permis de parler de M me . la duchesse de Ne-