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Tome premier.
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mentes à l’état, sinon réputés intrus. 8°. L’exécutionprompte et fidèle des traités et alliances helvétiques ;la seigneurie résidant en l’état étant suffisante pour ceschoses, si la personne du prince est absente. 9 0 . L’ad-ministration et singulièrement la perception des reve-nus de l’état, sans nouveautés onéreuses, en manièrequelconque.

On verra ci-après que ces divers et importans pointsde constitution ont été rudement blessés en plusieursrencontres sousla4 e race. Lorsqu’il écherra d’en parler,ce sera l’occasion et le moyen d’examiner et connaîtrela partie blessée. Or, à commencer par Jehanne, il n’estque trop connu que durant le long règne de cette prin-cesse, l’administration fut si mauvaise, qu’il est permisde dire que la bonne dame ne fut pas à sa place : elleaurait été une honnête et aimable bourgeoise, maissans talens ni qualités pour gouverner un état ; elle nefut, à force de faiblesse et de bonté, qu’une souveraineidiote. Car sans répéter ce que j’ai dit ci-dessus de sonraffolement au regard des plaisirs de la cour de France,qui la rendirent sourde aux vives sollicitations à ellesi sagement adressées, de venir bien promptement enSuisse adoucir les ligues, et détourner par sa présenceleur main-mise, il est tout clair (quand bien par unefortune indicible et non attendue, cette saisie a été, ceme semble, plus utile que dommageable au comté), quecette négligence fut une faute énorme, laquelle sansun coup du ciel, aurait occasionné la perte de l’étatcomme état, tant il y avait apparence qu’il allait êtreconverti à toujours en un bailliage commun à douzecantons.