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Tome premier.
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titutive. A bien plus forte raison était-il intolérable deVoir le cadet faire le maître à lui tout seul, tandis quela constitution de l’état appelait l’aîné à succéder exclu-sivement. On ne voit pas que ceux de nos gens alorsdans les offices principaux, aient dit un mot, ni faitun pas, pour empêcher cette tant irrégulière conduitequi n’était propre qu’à mettre la confu sion clans l’ordrede la Succession si bien établi de toute ancienneté. A lavérité, le chanoine Jaques Baillods, témoin de ces cho-ses , dit qu’on ne savait trop alors qui régentait et of-ficiait, vu que la domination des cantons finie na guè-res, et la réformation nouvellement établie avaientmis tout en désarroi dans le pays : mêmement il faitentendre que le dit François d’Orléans, accompagnéd’une troupe de jeunes seigneurs français , en fit sonconseil tout semblable à celui du roi Roboam . Quoiqu’il en soit, le silence et l’inaction des principaux vas-saux m’étonne fort; ordinairement jaloux conserva-teurs des anciennes formes, et n’ayant été ni assemblésni consultés, comment laissèrent-ils ainsi le jeuneprince avec tous ces beaux messieurs de France , tail-ler et rogner, sans titre ni qualité réelle et légale? Maisle chapitre n’existait plus, et l’on sait assez que leschanoines avaient coutume d’être les promoteurs dumouvement des trois ordres. Au regard du Tiers-Etat,j’entends les ministraux, conseil et bourgeois de Neu-châtel , comme le jeune prince commença par leur pro-mettre et accorder tout ce qu’ils voulurent, on ne doits’étonner qu’en ce rencontre ils aient cessé d’être ré-calcitrans, et se soient gardés de toute remontrance.

Nous venons de voir le fils cadet de Jcbannc faisant