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sesseurs qui ne méritaient que la corde, spécialementun certain bélître nommé Claude Colier, qui avait étéchanoine, voire prévôt à Valangin , et qui était pourlors chanoine du chapitre de Saint-Nicolas de Fri-bourg . A cette fois George de Rive voyant plus quejamais un gouverneur à plein pouvoir sans nul créditni mot à dire, se remua enfin, et s’étant rendu auprèsde la princesse, fit tant par ses représentations queJehanne parut ouvrir les yeux un petit, et souhaita depouvoir annuler tant d’aliénations, certes follementfaites, et devrai nulles de droit pour la plupart. Lesministraux bien marris de résilier de si bonnes paches,le firent toutefois de bonne grâce, moyennant cer-tains articles nouveaux en droits et franchises qui leurfurent concédés, et le remboursement des sommespar eux avancées. La transaction fut. signée par laprincesse, le io mai i53g, et par la ville de Neuchâ-rtel le 20 .
Les dissipations de Jehanne ne se bornaient pas auxaliénations faites dans ce pays : elle en usait de mêmeà l’égard des vastes et riches possessions de la maisond’Orléans dans le royaume, ce qui détermina le roi deFrance à la faire interdire publiquement par ordon-nance du 2 i avril i54o. Mais elle alla son train au re-gard de ce pays, puisque la même année, paracle du i5septembre daté de Blandy, elle reconnaît avoir reçuen prêt six mille francs de Réné comte, de Challant,seigneur de Valangin , déclarant que si elle ne rem-bourse pas dans trois ans, ladite somme sera censéeavoir affranchi et purgé de fief ladite seigneurie deValangin , laquelle alors sera réputée souvcrame et in-