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dépendante. Monstrueuse aliénation qu’on aurait peineà croire, si les titres retirés dans la suite par Mariede Bourbon , n’étaient bien entiers à Trye avec lesautres qui se rapportent à cet objet.
Le fait suivant ferait rire, s’il n’y avait de quoi s’af-fliger à l’ouïe de telles choses. Jehanne avait pourhomme de chambre un nommé Pierre Pétremand dece pays, auquel dit homme elle passa trois actes dedonations, tout d’une fois, lui faisant enlr’autres re-mise et abandon de l’abbaye de Fontaine-André, re-tirée naguère des mains de la ville de Neuchâtel .Quand le domestique vint pour se mettre en possession,le gouverneur George de Rive s’y opposa et se fâcha;l’homme eut peur et se contenta d’une maison avec unebelle vigne franche à Hauterive. Pourquoi George deRive ne fit-il opposition aux aliénations de Jehannequ’en cette occurence? C’est, dit le chanoine JaquesBaillodz, qu’il ne s’agissait que d’un pauvre valet, au-lieu qu’il craignait et ménageait les ministraux et bour-geois. Et pour le dire en passant, ce gouverneur,homme de naissance, de bien et d’honneur, était faibleet indolent; aussi ne fit-il usage de son vaste pleinpouvoir, que pour intrure dans les audiences-géné-rales, au rang de la noblesse, certains roturiers quiavaient acheté des fiefs ou portions d’iceux, lesquelsroturiers, sur la parole et par le pouvoir de Georgede Rive, se dirent nobles, crurent l’être et furent tenuspour tels, sans autre cap ni brevet, ainsi que je le feraivoir en son lieu, si j’ai la vie et santé nécessaires pourachever la tâche que je me propose en cet écrit.
Enfin, mettant le comble à sa folle et désordonnée