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Tome premier.
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rantir et assurer à la postérité de la princesse. La choseen resta là, et Fribourg renvoya Colier .

Les méchantes manœuvres de Colier à Valangin ,par le moyen du plein pouvoir dont il s’autorisait ,avaient fait bruit, en sorte que la famille de Jehannes’était vue contrainte, déjà au commencement de l’an-née i543, d’ôter à cette mère prodigue toute adminis-tration et de vaquer aux partages qui furent réglés le7 mars, et dans lesquels ne fut point compris le comté,comme étant inaliénable, partant indivisible, et en cettequalité dévolu de droit au jeune François fils de Louis,formant la branche aînée des fils de Jehanne-.

Si on ne savait bien que l’administra tiondenosprincesfrançais , soit publique , soit intérieure en leur maison,ne fut long-temps que désordre et vraie bourdifaille,on aurait droit de s’ébahir que par tel accord et par-tage, les enfans de Jehanne aient imaginé de lui ôterl’administration d’une souveraineté en Suisse , de laforme et constitution de celle-ci. Pour légitimer unepareille curatelle, il aurait fallu un peu plus de céré-monie; aussi dame Jehanne reparut tôt après sur lascène, et fit une nouvelle donation à Jehan Merveil-leux, en affranchissant ses possessions de dîmes et re-devances, de plus, une augmentation de fief, le toutdaté d’Epoisses le 3 août 1543. Deux jours après,le 5 août, le dit Merveilleux se procura un autre actepar lequel Jehanne renonce au droit de retrait perpé-tuel qu’elle s’était réservé sur les grands dons fonciersqu’elle lui avait ci-devant faits. En ce bon ou mauvaistemps, ainsi qu’on voudra l’appeler, il ne fallait quese baisser pour emplir ses mains; aussi le dit Jehan