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offrit aux bourgeois de Neuchâtel de leur vendre lecomté pour cent mille écus de quatre testons la pièce.
La ville envoya d’abord consulter Berne et proposerau canton de sè porter acheteur du comté, pour en-suite le remettre aux bourgeois, afin d’assurer d’autantmieux leur possession par telle remise et garantie ; cequi était habilement imaginé. Berne donnait les mainsà la chose, tant pour mettre une bonne fin à tous cesparlementages de ventes, aliénations et trafics, donti l était question sans cesse depuis vingt ans, qu’afin deconvertir cet état en une république plus convenableaux Suisses que la domination de nos princes français.Mais le canton de Fribourg informé de la propositiondu duc de Guise, et craignant que Berne ayant unefois acheté le comté, ne le gardât pour lui, se hâta de ,
donner avis de ce qui se passait aux proches et héri- ■
tiers du jeune prince, lesquels proches mirent empê- [chement à l’affaire ; de tout quoi il y a bonne note auxarchives de Berne , comme en fait foi la copie qui m’ena été fournie.
En l’année suivante 1 55 1 , les dits prochains héri-tiers, assavoir, Léonor d’Orléans fils de l’oncle Fran- jçois, marquis de Rothelin décédé en i54-8, et Jaques ,de Savoie, duc de Nemours, fils de Charlotte d’Orléans ,fille de dame Jehanne; partant tous deux cousins ger-mains de notre jeune souverain François, s’émanci-pèrent en leur qualité d’héritiers nécessaires, d’hypo- |théquer ce pays qui ne leur appartenait pas, au cantonde Soleure pour sûreté de cinquante mille écus prêtéspar le dit canton au roi de France Henri II , voulant ifaire les bons valets par ce fol engagement. Certes,