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Tome premier.
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en écrivant de telles choses, la plume tombe des mains.Comme ce pauvre pays était ballotté depuis qu’il ap-partenait à la maison d’Orléans! On peut dire en cons-cience qu’on n’avait vu sortir de-là que bévues, follesagissions, ineptes desseins, heurtant sens et raison.On me pardonnera ce despectueux langage de ma fâ-cherie quand j’ajouterai, qüe parlant de ces chosesavec la princesse défunte en son château de Trye, unjour que nous étions seuls dans les jardins, il m’é-chappa dans la vivacité du discours d’appeler ces fâ-cheux temps des règnes d’étourneaux; de quoi luiayant demandé humblement pardon, elle se prit à rirede bon cœur, et appuyant sa belle main sur mon bras,cette charmante princesse me dit ces propres paroles :<( Monsieur le chancelier, je vois qu’au temps passéles étourneaux étaient aussi communs en France qu’ilsle sont de nos jours ; je vous prie de me parler sou-vent des vieilles fautes et de vous bien fâcher, c’estle moyen de me faire sage. » Revenons donc à nosétourneaux; nous ne sommes pas au bout.

Notre jeune souverain François d’Orléans mourut le31 septembre i55i, âgé de iôans, peu après l’étrangehypothèque ci-dessus rapportée. Ne voilà-t-il pas troisprétendans qui se montrent, i 0 Marie de Lorraine samère, reine douairière d’Ecosse ; 2 ° Léonor d’Orléans;3° Jaques de Savoie: je viens de parler des deux der-niers, au sujet de la dite hypothèque.

On serait tenté de croire que c’était par pure bouf-fonnerie, que la reine d’Ecosse se fondant sur sa qua-lité de mère et plus prochaine parente, se présentaitpour succéder à une souveraineté inaliénable , sans