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être du sang ni de près ni de loin ; aussi n’y fit-onnulle attention.
Mais ce que l’on a bien plus de peine à croire, c’estque les audiénces générales, après avoir prêché unetant belle doctrine le 24 Mai 1547, admirent le 20Novembre 1551 Léonor d’Ôrléans et Jaques de Savoieà prendre conjointement la mise en possession et in-vestiture du comté, toutefois d’une manière provision-nelle, et sans préjudice de la totalité demandée parJaqueline de Rohan, mère curatrice de son fils Léonor d’Orléans. Les audiences firent là une criante infrac-tion à la règle de la succession, et contredirent mani-festement leur fameuse remontrance faite il n’y avaitque quatre ans : car elles ne devaient pas même souf-frir que le descendant de la fille entrât en concurrenceavec le fils du fils de la maison. Cette première fauteconduisit à d’autres, comme on va voir.
Les audiences générales assemblées le 6 Mai i55apour prononcer sur la totalité du comté, justementdemandée par Léonor d’Orléans , soit Jaqueline sa mèrecuratrice, Jaques de Savoie ne demandant que la moitié;par sentence du dit jour les audiences adjugèrent unemoitié du comté à chacune des deux parties, en leurimposant la condition de donner un seul chef et sou-verain à l’état, conformément à l’usage: sentence ab-surde, toute contraire aux premières règles et maxi-mes de l’état, au regard de la succession. On ne peutcomprendre où nos gens avaient la tête ; car la condi-tion imposée aux deux co-souverains, de ne donnerq u un seul chef à l’état conformément à l’usage, était ,une palpable contradiction, par laquelle il semble que