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Tome premier.
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le i5 août 1 555 ? qui la déboutèrent de toutes préten-tions.

A cette occasion, les audiences mieux avisées, som-mèrent les princes co-souverains d’accomplir la con-dition à eux imposée de fournir un seul souverain;car c’était pitié de les voir gouverner, l’un à droite,l’autre à gauche, faisant, défaisant, concédant, trai-tant çà et là sans bonne intelligence. Grandes tribu-lations à ce sujet, surtout quand on apprit que Jacquesde Savoie se proposait de vendre sa moitié du comtéau canton de Soleure ; tout le pays en émoi à cette nou-velle. On s’adressa à Berne ; ce canton, comme juge detels différents, se nantit de celui-ci, sentant que deuxsouverains à Neuchâtel étaient incompatibles avec laconstitution de ce pays. Jacques de Savoie tergiverse,demande délai, enfin décline et offre la marche auxBernois; c’est qu’il voulait la moitié du comté par par-tage, pour en faire à sa guise. Certes il n’y eut moyen,et finalement le dit duc de Nemours fut contraint dese soumettre au jugement de Berne ; ce canton pro-nonça le i g août 1 55'7. Le comté resta en entier à Léonord’Orléans, comme de raison; en échange de quoi Jacquesde Savoie devait recevoir deux mille francs de rentesen seigneuries dans le royaume de France ou ailleurs;ce qui fut exécuté. Par ce moyen put être effacée latant lourde faute et bévue des audiences de i55i,si tant est qu’un méchant exemple ne soit pas en po-litique un dangereux germe de maladie bien difficile aguérir.

Léonor devenu seul et unique souverain, commejuste, était encore mineur, et partant sous la tutelle