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ou curatelle de Jacqueline de Rohan sa mère. Or ladite Jacqueline fit aussi des siennes, à l’exemple deJehanne, en admodiant aux ministraux et conseil dela ville tout le comté, par acte du i er juillet i558. Lebail fut fait pour neuf ans, ne réservant au princeque la haute souveraineté et la nomination à quelques-unes des principales charges et dignités, du reste cé-dant et abandonnant à la ville de Neuchâtel la pleinejouissance de tous droits et revenus, en quoi qu’ils pus-sent consister; le tout pour i5oo écus d’or sol par an.Les offices de châtelains, maires et autres inférieursfurent donc à la disposition des tr ai tans, par quoi larégente ébréchait la prérogative seigneuriale tout aussimisérablement que l’avait fait Jehanne, ensemble ôtaitcrédit, honneur et considération aux offices de l’état,que toute bonne administration doit bien plutôt cher-cher à augmenter qu’à diminuer, singulièrement enune forme mixte telle que la nôtre, où il est si sou-vent nécessaire que la considération pour la personneen imprime à l’ofïice, et produise une autorité sur lescœurs, en supplément du pouvoir qui est tant limitéchez nous. Voilà comment le pernicieux usage desfermes que nos princes français voyaient pratiqué dansle royaume, leur donna la pensée de l’amener dans cepays, sans être détournés par les maux publics quien provenaient en France , au su de chacun. ToutefoisJacqueline sentit qu’il y avait à dire, puisqu’elle se ré-serva la liberté de résilier le marché quand elle le vou-drait, moyennant un avertissement de six mois à l’a-vance.
Celte dame ne s’en tint pas là, car au même temps
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