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le 25 j uin 1 56o, en lieu et place du plaid de mai quele prince y faisait tenir chaque année, et composé dequatre nobles, quatre officiers et quatre bourgeois con-seillers de la ville, tous envoyés de Neuchâtel . Les ditesprétendues audiences formées de quelques vassaux,officiers et bourgeois de Yalangin, représentant lestrois ordres, publièrent gravement des décrétales quine furent point contredites. Pténé ainsi enhardi fit aus-sitôt construire une potence à quatre gros piliers, cequi était alors une marque éclatante de souveraineté.Sur toutes lesquelles usurpations et insolences, nosgens ne dirent mot : les ministraux de Neuchâtel firentseuls de fortes et bonnes remontrances à ce sujet, augouverneur Jean Jaques de Bonstetten, qui les mitdans sa poche et ne fit rien. Il faut que ce Bonstetten fût un pauvre homme, et que le conseil-d’état qui pourlors commençait à prendre un peu de forme, fût af-fligé de paralysie, car il ne se pouvait faire plaie quiallât plus droit au cœur du seigneur suzerain, et quidemandât plus prompt remède. Et qu’on ne dise pasque le gouverneur et conseil-d’état manquaient demoyens pour ranger ce vassal trop puissant ; il y avaitautre chose à employer que la force. Personne ne sesouvenait-il donc que les cantons étaient garants enversJehanne et sa postérité de la tranquille possession ducomté, en l’état et condition que les dits cantons l’a-vaient rendu il n’y avait que trente ans? Or je demandece qu’était alors le seigneur de Valangin ? Ce qu’ilavait toujours été, premier vassal du comté de Neu-châtel , à telles enseignes, que Claude d’Arberg sei-gneur de Yalangin (lequel avait déjà voulu se rendre in-