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dépendant sous le comte Philippe et se fit châtier commefélon), accourut bien vite prêter foi et hommage auxcantons en leur qualité de nouveaux souverains ducomté, ainsi que je l’ai observé plus haut en examinantl’administration des ligues. Il est donc évident que lescantons remirent à Jehanne la suzeraineté sur Valan-gin, telle et ainsi qu’ils l’avaient exercée et qu’ellesubsistait depuis l’origine de ce fief au 12 e . siècle. 11n’était donc plus sûr et plus court moyen que de recourirtout d’abord à MM. des ligues, s’il est vrai que le princene pût par lui-même contraindre son vassal à lui rendretous devoirs. Nous verrons ci-après une femme menantbien les affaires au regard de Va! an gin ; mais certes,cette femme avait plus de tête que Jean Jaques deBons-tetten et les consedlers d’état de i56o, tous ensemble.
Il est à remarquer que cette pitoyable conduite dela seigneurie, en ce rencontre, a été l’origine de cesprétentions de tout genre, de cet esprit de renitenceque les gens de Valangin n’ont cessé et ne cessent demontrer, s’étant aperçus clès-lors qu’en criant bien hautet en faisant les mauvais, ils en imposaient à la sei-gneurie. Delà la vaine dénomination de comté qu’ilsdonnent à leur pays, parce qu’ils ont eu pour seigneursdes comtes d’Arberg, de Challant, d’Avy et de Tour-niel : delà la prétention plus folle encore d’avoir partà la législation, oubliant ou ignorant qu’alors des pré-tendues audiences et décrétales de Valangin , sous llénéde Challant, ils n’étaient que les sujets d’un sujet félon,et que si les seigneurs de Valangin , c’est-à-dire, leurseule personne, ont eu part à la législation, c’est parl’obligation et devoir où ils étaient, ainsi que les autres