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Tome premier.
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faces de notre mode seigneurial, et aussi dans l’espé-rance qu’en le faisant connaître, il pourrait peut-êtreun jour fixer la vue du souverain sur le désordre in-dicible de nos fiefs. Je n’aurais pas manqué de placerces choses en mon traité sommaire, si je n’avais craintque feue S. A. S. ne m’accusât d’obstination, ayantpeu auparavant pris la liberté de lui prêcher de bouchecette doctrine, et de combattre vivement sa principaleobjection qu’elle fondait sur l’étendue et les difficultésde l’entreprise, toute propre, disait-elle, à émouvoirdébats lesquels donneraient trop grand contentement« ma belle-fille. On verra ci-après l’explication de cesparoles.

La mort tragique et prématurée de notre jeune princeHenri I er , malheureusement tué par accident en uneréjouissance publique faite à son honneur à Dourlensle 8 avril 1 5g5, me conduit à faire quelques observa-tions sur aucunes de nos règles constitutives qui sem-blent avoir été blessées par Marie de Bourbon . On nepeut dénier i° que la curatelle et la régence exercées parcette princesse au regard de ce pays, devaient prendrefin à la majorité du prince son fils; 2 ° que le dit princeHenri, devenu majeur, aurait dû gouverner par lui-même, et commencer son administration par solen-niser les sermens réciproques ; 3° que ce prince lais-sant à sa mort un fils en bas âge, c’était sa veuve Cathe-rine de Gonzague, mère du jeune successeur Henri II ,que notre coutume appelait à être curatrice ou plutôttutrice et régente durant la minorité du souverain.Toutefois rien de tout cela ne se fit, et Marie de Bour-bon continua de régenter jusqu’à sa mort.