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tration fut vicieuse. Je le répète, la non-convocationdes audiences, durant tant d’années, nuisit grande-ment à la chose publique, i 0 en suspendant le mou-vement et les progrès de la législation, qui avait tantbesoin d’être perfectionnée; 2 ° en laissant pendantes etaccumulées toutes les affaires litigieuses pour causesréelles, les trois-états n’en prenant alors qu’une con-naissance inférieure; 3° en empêchant l’avancementdu bonheur public résultant non seulement des juge-mens, décrétales et ordonnances, mais aussi des repré-sentations au souverain, corrections et reclressemensde tous genres que les trois pouvoirs constitutifs réunisen l’assemblée des audiences-générales pouvaient faireet procurer.
Un autre fait de la part de Marie de Bourbon mesemble non moins blâmable ; c’est d’avoir favorisé larenonciation des bourgeois externes, qu’elle autorisaensuite hautement par le diplôme de franchises qu’elleleur accorda le G mars iSyg. J’ai vu par les relationset missives conservées à Trye, que cette princesse suiviten cette affaire le sentiment d’un sien ambassadeur,M. de Bierville (franc brouillon dont j’ai déjà parlé etqu’elle fut obligée de révoquer ), lequel lui mit en latête qu’il était convenable aux intérêts du souveraind’affaiblir en le divisant le corps trop nombreux desbourgeois de Neuchâtel . Pareille doctrine ne pouvaitsortir que cl’une petite tête, puisqu’il n’y avait au con-traire plus assurés serviteurs et plus fermes appuis duprince et de sa domination, ainsi qu’on l’avait vu endiverses occurrences; tellement qu’une bonne poli-tique aurait bien plutôt cherché à augmenter et for-