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Tome premier.
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tifier la bourgeoisie de Neuchâtel pour tenir en brideles gens de Yalangin, voire les morigéner, ainsi queMarie de Bourbon l’avait elle-même utilement expéri-menté 17 ans auparavant, alors que le maire de Neu-châtel , Claude Guy marcha au Val-de-Ruzk la têtedes bons enfans de la ville. Mais certes, la princesserégente âgée et infirme n’avait plus ni la même tête,ni les mêmes yeux. Le schisme entre les bourgeois, etla part que la seigneurie y prit, indiquent bien l’es-prit et les idées qui régnaient en ce pays à la fin duseizième siècle. Il n’est de mon sujet de parler plusoutre de cette malheureuse séparation des bourgeoisrenoncés, affaire assez connue en laquelle il y eut fautede tous les côtés. Seulement ai-je voulu remarquer enpassant le mouvement de la seigneurie, alors de cettebruyante et fâcheuse querelle, vu que je me suis aussiproposé en cet écrit de considérer successivement età fur les vues bonnes ou mauvaises de l’administra-tion au regard de la politique tant au dedans qu’audehors.

Bientôt après mourut Marie de Bourbon , le 7 avril1 Go 1 ; Catherine de Gonzague, mère tutrice du princeHenri II encore mineur, prit en mains l’administrationde l’état. Dans le temps que les choses rentraient ainsidans les règles et formes prescrites, pouvait-on s’at-tendre que l’ordre de la succession serait de nouveautroublé? Le comte de St.-Pol, François d’Orléans,second fils de Marie de Bourbon et oncle du jeuneHenri II , prétendit à la moitié du comté, on peut biendire contre tout droit, sens et raison; et voilà commeon doit s’attendre au désordre dans un état, quand