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Tome premier.
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une fois on s’y est permis d’enfreindre les règles cons-titutives. Non seulement le mauvais exemple de^l’as-sociation de Léonor d’Orléans et de Jacques de Savoie à la souveraineté pouvait exciter le comte de St-Pol àdemander la même chose, mais l’administration deMarie de Bourbon , continuée jusqu’à sa mort, contretoute bonne règle, n’y contribua pas moins ; car il esttout probable que si le comte de St-Pol avait vu Henri I er ,son frère aîné, faire les fonctions de souverain de Neu-châtel pendant sa vie et sa veuve prendre la régence,et gouverner au nom et comme mère tutrice du jeuneHenri II , il est, dis-je, tout probable que l’oncle n’au-rait pas eu l’idée de demander sa part d’une souve-raineté, occupée sous ses yeux de père en fils. Aulieu que Marie de Bourbon ayant mal-à-propos gardéla régence jusqu’à sa mort, ses enfans, ignorant leschoses, ou mal conseillés, regardèrent ce pays commefaisant partie des biens délaissés par leur mère et àpartager entr’eux. Le comte de St.-Pol ne fut pas leseul à demander sa part du comté ; à son imitation sessœur, Catherine et Marguerite, quoique religieuses, envoulaient aussi une portion ; puis ensuite parut unautre partageur en la personne d’Henri deGondy, ducde Retz., fils d’une troisième sœur, Antoinette. Il n’yeut que la quatrième, Eléonore, mariée au comte deMatignon , qui ne demanda rien. Voilà donc toute unevolée d’étourneaux qui voulaient becqueter ce pauvrepays. Or, comme les audiences-générales, sans viedepuis tant d’années, ne s’assemblaient que par con-vocation du souverain, et que Catherine de Gonza-gue, régente nécessaire comme mère tutrice du vrai