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Tome premier.
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Souverain mineur ne les convoqua pas, ce fut par de-vant les trois-états formant chaque année le plaid demai que tous ces aspirants se présentèrent : lesquelstrois-états bien embarrassés et tout surpris de se voiren des fonctions qui n’appartenaient qu’aux audiences,et nullement à un tribunal alors inférieur, ne surentfaire que temporiser, ne croyant être en autorité dedire à tous ces messieurs et dames ce que les audien-ces avaient seules le droit de leur apprendre, savoirque le comté, inaliénable et indivisible de sa nature,avait depuis sept ans déjà et conformément à l’ordrede succession immémorialement suivi, un souverainen la personne du prince Henri II , encore mineur,fils unique et successeur du prince Henri I er , leurfrère aîné à tous, mort souverain de Neuchâtel en 1 5 g 5 ;que partant, n’y ayant à cette heure nulle ouverturepour les lignes cadettes et collatérales, ils pouvaients’en retourner tous chez eux. Mais au lieu de cela, lestrois-états assemblés le i g mai 1601, les renvoyèrentà paraître le 17 octobre, et au dit jour les renvoyèrentderechef au 6 janvier 1602. Puis un troisième renvoifit envoler si loin les étourneaux, qu’ils ne reparurentplus; de quoi, certes, il faut rendre grâce à l’angegardien du comté, car tels misérables renvois et dé-lais étaient chose toute propre à faire supposer qu’il yavait matière à penser, voir et délibérer. Je ne puistaire ce que je pense de la pauvre conduite de nos gensen ce rencontre. Comment le gouverneur Béat JacobWallier et les conseillers d’état, voyant tels conflits,en un temps de minorité, sous une tutelle et régenceuon encore bien assises, ne prirent-ils la résolution

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