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toute naturelle d’assembler les audiences-générales, vul’état général des choses, tout et ainsi que le conseild’état l’avait si sagement et si habilement pratiqué leig mars i55j , pour raccommoder la grande fautecommise en permettant l’association de deux souve-rains. Mêmement en une occurrence de si grave et ca-pitale importance, il aurait été bien convenable d’am-plifier les audiences, comme on le fit en i55j, en yadjoignant, savoir, à l’état de la noblesse tous les no-bles nos fiéfés, au second état tous les officiers du pays,et au tiers-état les quatre banderets et les doyens detoutes les justices, amplification non nouvelle, puis-qu’il fut déjà déclaré en la dite année i55q, quellese faisait ainsi et comme on avait autrefois accous-tumé lorsqu il survenait telles affaires. Une assembléeainsi formée aurait eu qualité pour statuer et passer,une fois pour toutes, en loi fondamentale et consti-tution de l’état, une bonne décrétale au regard de lanature de cette souveraineté et de l’ordre de succes-sion y usité, afin de fermer, une bonne fois, la porteà pareilles billevesées. Comment ce moyen légal etsi convenable, fondé sur un exemple non ancien, nefut-il suggéré par personne, du moins que je sache?11 y avait toutefois alors au conseil, entr'autres, BéatJacob de Neuchâtel, seigneur de Gorgier , Biaise Var-noud, ancien procureur-général, Daniel Hory, an-cien secrétaire d’état, Antoine Verdonnet, ancienchâtelain de Boudry , qui n’étaient ni courts d’es-prit, ni mal intentionnés. Mais par certaines chosesque j’ai vues aux archives de Trye, j’ai lieu de penserque le gouverneur Wallier inclinait pour le comte de