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Tome premier.
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St.-Pol; et on sait assez que les ministraux et conseilde la ville ne demandaient pas mieux que de voir lestrois-états prendre insensiblement les fonctions des-au-diences, vu qu’en celles-ci le tiers-état n’avait pas tantà dire qu’au tribunal des trois-états, où il avait le tiersdes suffrages.

A la suite de ces choses, Catherine de Gonzague,comme mère tutrice du prince mineur Henri II , prittranquillement les rênes de l’état, non pour imiter lasagesse de Marie de Bourbon , sa belle mère, mais pourfaire à sa tête et régenter pauvrement. Elle ne donnanulle attention à l’information fort sensée que luiadressa en i 6 o 5 Béat Jacob de Neuchâtel , lieutenantgénéral de Yalangin, au regard de la corporation desbourgeois du dit lieu, laquelle corporation lui sem-blait être une vraie confédération défavorable à l’au-torité, chez un peuple remuant et de col raide. Cetteinformation que j’ai vue à Trye, indiquait un bon ser-viteur , plein de sagacité et de droiture, qui se décla-rait religieux mainteneur des droits et libertés du peuplede Valangin , mais en même temps ennemi des nou-veautés et extensions continuellement entreprises parle dit peuple.

Catherine de Gonzague montra toute son incapacitédans les grands démêlés qui éclatèrent en 1617 entrele prince et la bourgeoisie de Neuchâtel , qu’il n’est demon sujet de réciter. Seulement observerai-je queles hauteurs de cette dame, son ignorance sur nosformes et ses fausses idées en matière d’autorité, fu-rent cause que le prince son fds, qui vint à Neuchâtel sur la fin de l’année 1617, dans le louable dessein de

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