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Tome premier.
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tout terminer au gré et contentement d’un chacun, futdétourné d’agir selon ses premières bonnes intentions,ainsi que cet excellent prince me le fit assez, entendrelong-temps après. Par un grand malheur, la princessesa mère vint avec lui, et ne cessa de lui donner lesplus funestes directions, i° en le détournant de so-lenniser les sermens réciproques justement exigés,avant tout, par les bourgeois, ce qui aliéna de plusfort les esprits; 2 ° en affectant de faire dire une messeau château au son d’une cloche, à l’heure et au mêmemoment du sermon, malgré de fortes représentationset contre le traité de Bremgarten ; 5° en prétendantque le prince avait seul qualité pour connaître et ju-ger des démêlés entre les bourgeois internes et les ex-ternes, employant pour y parvenir la ruse et même laviolence, comme cette dame le fit traîtreusement, enordonnant d’arrêter et menacer de mort le commis-saire général de Berne , contre tout sens, droit et rai-son; 4° en cherchant par tous moyens à soustraire leprince à la judicature de Berne , et à éluder les cita-tions de ce canton au sujet des griefs des bourgeois,faisant mêmement agir la cour de France à cet effet,auprès de Berne , mais inutilement; 5° en engageantle prince son fils à ne pas s’embarrasser de la sentencecontumace prononcée à Berne contre lui en faveur desbourgeois, à l’éluder par des conférences et des délais,enfin à offrir la marche aux Bernois; 6° en conseil-lant au prince de marquer une préférence publiqueaux bourgeois renoncés par un abri plus favorable,et de la prédilection aux bourgeois de Valangin enleur prêtant serment et en leur baillant une belle ban-