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Tome premier.
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tlière. Après laquelle mauvaise besogne, Catherine remitau prince l’administration du comté ; et si au bout dequinze mois de séjour et de débats, le jeune souverain,doué des plus estimables qualités, retourna en France ,sans prêter le serment qu’il devait à la bourgeoisie deNeuchâtel, tandis qu’il le prêta à celle de Valangin sans le lui devoir, montrant de l’irritation contre laville, il ne faut attribuer ces choses qu’aux pernicieuxconseils d’une mère altière autant qu’ignare, tellementque dans la suite, agissant par lui-même, il fut si bonet si chéri que bien des gens en se rappelant tant debeaux traits de ce généreux et bienfaisant prince, n’enparlent encore aujourd’hui qu’avec tressaillement; n’yeût-il que la réponse qu’il fit au pape Urbain VIII ,lequel désirait d’acheter ce pays pour un sien parent,offrant de le payer largement ; Henri lui répondit qu unbon père ne vendait pas ses enfans.

Il est certain que la renonciation ou séparation desbourgeois externes fut aidée et favorisée, voire fomen-tée, je crois, par aucuns du conseil d’état, quoiquebourgeois internes eux-mêmes, et que je ne dois nom-mer à cause de leurs descendans qui en sont innocens.J’ai vu à Trye une relation adressée à Marie de Bour-bon en i5g9, signée par. trois conseillers d’état, quin’étaient, ce me semble, que mauvais serviteurs : jetrouvai par contre une missive de M. deMontigny, am-bassadeur du prince en 1622, laquelle missive indiquaitun homme qui pensait fort juste ; il proposait de cher-cher à mettre à néant la dite renonciation qu’ilenvisageaitcomme une mauvaise œuvre. Il n’approuvait non plusle projet de fonder la ville de Henripolis, par laquelle