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Tome premier.
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vos et instruits par l’étude, sont attachés par intérêt àla domination, et qu’ayant plus à perdre, ils n’ontgarde de brouiller. Ainsi donc plus la ville prospérera,plus elle donnera de ces serviteurs-là, et partant mieuxtout ira. Maxime qu’on ne saurait trop prêcher parminous, d’autant que la doctrine contraire que j’ai blâ-mée plus haut, se voit encore de nos jours en la têtede quelques-uns du conseil d’état, mêmement de ceuxqui ont commencé par le conseil d’en bas, comme sien prenant place en celui d’en haut, la ville et bour-geoisie cessaient d’être leur vraie et tant bonne patrie etcelle de leurs enfans : il est facile de voir que ce n’estque par fol orgueil, imaginant de se faire grands dela grandeur du prince; certes, cela fait compassion.Toutefois je ne prétends dire qu’il faille favoriser laville et bourgeoisie, quand elle entreprend sur l’auto-rité du prince ; ains au contraire, je dis qu’alors il fautl’arrêter tout sur-,le^champ, mais paternellement etnon en claquant du fouet avec mauvaise humeur, commeétrangers et ennemis. Je dis mêmement de plus quela seigneurie doit veiller sans cesse sur les agissions dela ville, vu l’inclination qu’ont tous les corps d’em-piéter, de quoi notre histoire fournit des exempleschoquans de la part des bourgeois de Neuchâtel : j’enai mentionné plusieurs, spécialement en l’an izjoG;mais cette surveillance de la seigneurie doit être pru-dente et sage, incapable elle-même d’usurpations, afind’éviter les mauvaises querelles qui n’ont été que tropcommunes, et qui tournèrent souvent au détriment,de la légitime autorité. Il faut des soldats au pouvoirpour soutenir ses injustices, et avec des soldats ce pays