Band 
Tome premier.
Seite
152
JPEG-Download
 

— 132 —

serait bientôt un désert. Ce que je viens de dire, si onm’a bien entendu, me justifiera du reproche de par-tialité qu’on pourrait me faire, après m’être expriméavec fâcherie en plus d’un lieu de cet écrit, sur lecompte de la bourgeoisie de Valangin , tandis que j’aisouvent parlé favorablement de celle de Neuchâtel dontje suis membre. Certes, la seule chose que j’aie en vueà cet égard, est d’établir en maxime et comme basedu bonheur public de ce pays, que le véritable intérêtde l’état ou, ce qui est synonyme en tout bon gouver-nement, le véritable intérêt du prince exige l’intègreconservation des formes et institutions établies et usa-gées, tant au regard des droits et de la prérogativedu souverain, qu’au regard des droits et libertés dessujets. Je n’ai prêché autre doctrine en cet écrit et n’aicessé durant que j’ai exercé mes charges, de me ré-crier contre toute usurpation, de quelque côté que jel’aie apperçue, comme attentatoire au bonheur public.Partant j’ai donc pu et dû blâmer non les belles etbonnes franchises accordées aux gens de "Valangin parleurs seigneurs particuliers, dans lesquelles franchisesils doivent être maintenus et conservés à toujours, maisles abus et extensions, l’esprit inquiet et remuant dece peuple qui n’est tel que parce que la seigneurie,soit avant, soit après la réunion de ce fief au domaine,a toujours paru le craindre, et par cette coupable fai-blesse l’a encouragé à oser de plus en plus ; tandisque, d’autre part, cette même seigneurie a souvent faitla brave avec la ville, et parfois hors de saison.

On apercevra sans peine que le sujet de ce long ar-ticle n’est pas étranger à ma matière, laquelle embrasse