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J’ai déjà indiqué en passant et à fui' les diverses cau-ses qui amenèrent cet important changement; il estbon de les joindre pour les mieux observer : x ° L’as-semblées lies audiences-générales était devenue à chargeau souverain, tant à cause de la dépense toujours plusconsidérable qu’elle occasionnait à la seigneurie, qu’àcause des noises et débats subsistans depuis le règnede Jehanne, et sans cesse renouvelés soit entre la no-blesse et le tiers-état, soit entre les nobles de la vieilleroche et les anoblis : 2 ° Les principaux vassaux quiauraient eu bonne qualité pour réclamer la convoca-tion des audiences, commençant à se lasser des follesdépenses fastueuses qu’ils avaient introduites le siècleauparavant, pour faire figure en venant occuper leurssièges, étaient devenus froids; sentant toutefois le malqui provenait de la non-convocation, ils proposèrentle remède ci-dessus et certes le meilleur possible, vula nature des choses : 3°. Le tiers-état ayant toujoursà batailler contre les nobles, pour soutenir les quatrebanderets, approuva fort le remède, d’autant qu’auxtrois-états il avait quatre sièges et partant le tiers dessuffrages.
Il m’a paru convenable de m’arrêter à cet événementqui apporta un grand changement à nos formes, moinspar lui-même que par ses suites; car il est notoire quesi les trois-états sont aujourd’hui ce que nous les voyonsêtre, c’est-à-dire, de tous points en lieu et place desaudiences, certes, ils s’y sont mis tout doucement eux-mêmes par le fait, s’emparant de ceci, puis de cela,tant et si bien que les voilà maintenant en pleine jouis-sance de tous les pouvoirs et attributs des dites au-