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le fruit du mauvais exemple et des bévues précédentes,qui donnèrent encore occasion à deux autres périlleu-ses occurrences non inutiles à rapporter. On se sou-vient de tout ce que j’ai dit plus haut de la chétive con-duite de Jehanne et de Jaqueline au regard du fief deValangin, et du grand labeur de Marie de Bourbon ,pour mettre une bonne fin à ce tracas. Ne voilà—t—ilpas qu’en 1625 un certain marquis d’Ogliani, généralde l’empereur, et arrière-petit-fils deRéné de Challant,ayant le commandement des troupes impériales enAlsace et Franche-Comté , se mit en tête de faire sonprofit de son office et autorité pour réclamer la sei-gneurie de Valangin à titre d’héritage. Le dit généralayant fait connaître ses vues avec menaces, en fut dé-tourné par les Suisses, singulièrement par Berne , quis’expliqua vertement. La même chose se répéta l’ani655; Charles duc de Lorraine, aussi général de l’em-pereur, voulut favoriser les prétendus droits sur Va-langin d’un soi-disant comte d’Arberg, de la brancheflamande, se disant autorisé en ce fait par l’empereur,à quoi les cantons, spécialement Berne , mirent de sibons obstacles que les choses en restèrent là.
Il est à propos d’observer que durant cette longueguerre des Français et Suédois contre l’empereur, tantôtles uns tantôt les autres bordèrent les frontières de cepays, sans jamais cesser de l’envisager comme état sou-verain faisant partie de la Suisse . Car il est très-remar-quable que notre prince Henri II étant à la tête desFrançais , les Impériaux auraient pu songer par res-sentiment à molester son comté de Neuchâtel , mais ilsn’y touchèrent ni de près ni de loin ; ce qui montre que