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Tome premier.
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Longueville sa mère, les oppositions de M rae cle Ne-mours étaient mal fondées au regard du comté de Neu-châtel et de ses dépendances, laquelle curatelle devaitavoir lieu conformément à ce qui a été pratiqué pen-dant les minorités des souverains. »

Après cette sentence rendue, les trois-états rentrèrenten chambre de consultation et rapportèrent « qu’ayantconsidéré la conduite insolente et séditieuse du sieurde Mollondin, attentatoire à la souveraineté, à la puis-sance publique, à l’autorité clés trois-états, aux fran-chises et à la tranquillité du pays, ils avaient unani-mement jugé que le dit Mollondin aurait mérité d’êtrecorporellement puni, mais que par égard pour M me laduchesse de Nemours, on voulait bien se borner à lebannir à perpétuité des états de S. A. S. à qui on ad-jugeait par confiscation tous les biens appartenant audit Mollondin dans toute l’étendue delà souveraineté. »Le tout ayant été lu et notifié au personnage, on le re-lâcha avec Qrdre de s’éloigner sur le champ.

Ce récit que j’ai fait aussi sommairement que pos-sible, présente des choses très-importantes en elles-mêmes, et qui se rapportent directement à ma matière,vu qu’il s’agissait de divers grands objets relatifs à lanature seigneuriale de cet état et à ses formes consti-tutives. Il y a, certes, plaisir à considérer la vigueuret dignité, ensemble les sages maximes d’état qui di-rigèrent les résolutions en cette occurrence fort dange-reuse, tant par sa nature que par les efforts de certainsquidams de la clientelle de Biaise Mollondin, qu’il n’estbesoin de nommer, vu qu’à cette heure ils font assez,claquer leur fouet. Et comme on doit justice à chacun,