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que S. A. S. avait suivi les conseils tlu prince de Coudé ,grand général d’armée, mais qui n’avait et ne pouvaitavoir nulle idée de notre droit public, quand bien ilavait gagné maintes célèbres batailles. Je ne dois dé-duire ici tout ce qui fut fait et écrit au regard de cetteaffaire épineuse, qui me donna, certes, bien de l’oc-cupation, vu que M me de Nemours faisait répandre àtoute heure des mémoires qu’on ne laissait pas sansréponse,, surtout au regard de la compétence des trois-états, et de l’indivisibilité de cette souveraineté ; etcomme M me de Nemours employait de bonnes plumes,j’exigeai de la princesse que d’habiles avocats pas-sassent la lime douce sur mon langage de la vieillecour qui n’est plus de mode; tous lesquels écrits depart et d’autre sont imprimés et connus de chacun.J’observerai seulement, que s’il n’y avait que charmeset délices à converser d’affaires avec la princesse et àvivre auprès d’elle, le prince de Condé, son frère,par contre, me mit souvent en détresse, non qu’il nesentît lui-même qu’il avait mal embroché (pour meservir de ses expressions); mais tant d’écrits, publiéspar M me de Nemours , le mettaient hors des gonds,surtout quand il y voyait des allégations non véridiques.En toute ma vie, je n’ai vu vivacités et impatiencespareilles qui me firent craindre souvent des impru-dences toutes propres à empirer l’état des choses : carje suis persuadé fermement que si le prince de Condé,au lieu de se croire encore és champs de Rocroy ettant s’échauffer, avait suivi tranquillement les voies etmoyens dont nous étions convenus, et que le ministred’état Colbert approuvait fort, la prononciation du roi