tence qui lui adjugeait la souveraineté sur le fonde-ment qu’elle est inaliénable (raison pour laquelle lesétats disaient n’avoir nul égard à la demande de pos-session et investiture du prince de Conti), la princesseà ces mots, la souveraineté ne peut être aliénée partestament, entra en une grande émotion et se mit àcrier d’une voix aigre je proteste, je proteste, sans seu-lement penser qu’elle se gendarmait contre les propresparoles qui la constituaient souveraine, et qui écon-duisaient son concurrent le prince de Conti : a-t-onjamais vu ou entendu chose pareille, et si contraire àtout sens et raison! C’est que le plus cher de ses souhaitsregarde le chevalier de Soissons auquel elle voudraitassurer cette principauté, en haine du prince de Conti.Elle ne voit que cela et ne peut penser à autre chose ;toutefois c’est en pure perte, car elle n’aura pour sûrtel successeur ; comme l’annoncent assez certaines cir-constances maintenant fort publiques, mais dont lescauses et ressorts ne sont pas connus; il est oppor-tun d’en dire quelques mots, à cette heure que Guil-laume III , roi de la Grande-Bretagne, vient de dé-chirer le voile qui les couvrait.
4° Je disais il y a dix-sept ans (comme on peut levoir quelques pages plus haut), qu’entre tant de com-pétiteurs à cette pauvre petite souveraineté, qui nemanqueront de venir la tirailler et disloquer à la pro-chaine extinction de la quatrième race de nos princes,celui que j’appellerais, si j’avais pouvoir et qualité dele faire, serait Guillaume-Henri, prince d’Orange :j’ajoutais que je voulais m’occuper de cette idée, ce queje n’ai manqué de faire avec soin et recueillement,
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